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Les articles quotidiens (couche la plus active) : courts textes et images (couche en mouvement, en construction)

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Ce samedi 19 avril, au Confort Mental, Pierre Vanni a invitĂ© le quidam Ă  venir acheter et coloriser Ă  l’encre ses derniĂšres affiches noir & blanc retorses pour Les siestes Ă©lectroniques.
 

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Une rĂ©miniscence nostalgique des dĂ©licieux photochromes du XIXe siĂšcle. Une nouvelle tentative de diffĂ©rence dans la sĂ©rie. Une critique de l’état du biotope politique et culturel en gĂ©nĂ©ral, et graphique en particulier : dans sa prĂ©sentation sur Instagram, Pierre Vanni, qui endosse Ă  la fois la responsabilitĂ© du praticien et de l’enseignant, pouvait en effet dĂ©clarer, caustique : « Le design est devenu un loisir crĂ©atif. Embrassons ensemble ce changement. Â»
 

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Émile Reynaud, « Le trapĂšze », Autour d'une cabine, 1894, in Georges Sadoul et Paul Reynaud (textes), J. FourastiĂ© (mise en page),  Émile Reynaud, peintre de films, collection « les maĂźtres du cinĂ©ma », la cinĂ©mathĂšque française, l’office français d'Ă©dition, Oef, Paris, 1945, p. 49

Émile Reynaud, « Le trapĂšze », Autour d’une cabine, 1894, in Georges Sadoul et Paul Reynaud (textes), J. FourastiĂ© (mise en page), Émile Reynaud, peintre de films, collection « les maĂźtres du cinĂ©ma », la cinĂ©mathĂšque française, l’office français d’Ă©dition, Oef, Paris, 1945, p. 49


 

du colophon « de haut en bas Â»
‱ citĂ© par Sylvie LefĂšvre p. 61-64 de son livre La Magie du codex, publiĂ© aux Belles Lettres en 2023 : dans EspĂšces d’espaces (p. 17-18 du livre publiĂ© par les Ă©ditions GalilĂ©e, en 1974) Perec Ă©crit, entre autres, l’espace de la page en y inscrivant ses mots, composĂ©s de haut en bas, selon un jeu de composition calligrammatique plus ou moins auto-rĂ©fĂ©rentiel :

Georges Perce, EspĂšces d’espaces, GalilĂ©en Paris, 1974, p. 18

Georges Perce, EspĂšces d’espaces, GalilĂ©en Paris, 1974, p. 18

Georges Perec, EspĂšces d’espaces, GalilĂ©e, Paris, 1974, p. 17

Georges Perec, EspĂšces d’espaces, GalilĂ©e, Paris, 1974, p. 17


 

On entend le propos inaugural (bien qu’il ne soit pas placĂ© en ouverture du livre de Perec) comme une parodie de la GenĂšse.
Si c’en est une, la citation de Perec qui titre le colophon de La retraite de Monsieur Bougran n’a rien d’une Ă©vidence. Et le sens autorĂ©fĂ©rentiel de l’inscription dirait-il seul ce que la formule « de haut en bas Â» Ă©claire du dessin du livre ?

‱ Ă  quoi rĂ©fĂ©rer la position des matĂ©riaux graphiques dans le livre ?
➔ soit on suit (cf. La Magie du codex de Sylvie LefĂšvre, p. 46-53, op. cit.) la numĂ©rotation des feuillets (foliotation), ou celle des pages (pagination des colonnes des volumens, puis pages actuelles des codex) qui dĂ©pend de la succession de ces surfaces du papier qui accueillent la totalitĂ© des matĂ©riaux constitutifs du discours. En une suite numĂ©rale d’entiers positifs commençant par 1.
➔ soit, comme ici sans doute, on considĂšre que le livre achevĂ©, posĂ© devant soi, fermĂ©, la quatriĂšme de couverture face contre la table, chaque image se trouve dans l’édifice Ă  une altitude prĂ©cise. Le livre vu alors comme un parallĂ©lĂ©pipĂšde feuilletĂ©, abritant des icĂŽnes dans ses Ă©tages, de haut en bas.
On les visite successivement, comme Ă  The Solomon R. Guggenheim musĂ©e de New York, on descend sa visite : « Wright whisked people to the top of the building via elevator, proceeding downward on the gentle slope of a continuous ramp. Â» (voir ici)

Mais ne pourrait-on commencer par le bas ? Remonter jusqu’à ouvrir la trappe (premier plat) qui dĂ©bouche sur le roof top du codex publiĂ© chez cent pages.
DĂ©cidĂ©ment, on commence par le haut : en paraphrasant Perec (en p.13, au commencement de l’avant-propos de espĂšces d’espaces, op. cit.), l’objet de ce commentaire du livre dessinĂ© par sp M. n’est pas exactement le vide, ce serait plutĂŽt le creusement – et, pour les passager·Úres, jusqu’à Le Creusot oĂč l’on arrive toujours d’en haut, selon le sens du toponyme.

Sp Millot, J. K. Huysmans, Colophon, La retraite de Monsieur Bougran, Cent pages, Grenoble, 2020

Sp Millot, J. K. Huysmans, Colophon, La retraite de Monsieur Bougran, Cent pages, Grenoble, 2020


 

dessin du livre par ses dessinateurs ?
‱ ou copistes ? Ce qu’a pu ĂȘtre aussi l’auteur durant la pĂ©riode mĂ©diĂ©vale
‱ ou acteurs, tel que le mot auteur s’écrivait au M-Â
les copistes, acteurs du livre
‱ Nommer l’activitĂ© ajuste son travail ?
Ici, dire dessin plutĂŽt que mise en pages, ou maquette, ou design graphique, ou graphisme, ou conception graphique, etc. tord la reprĂ©sentation commune du travail qui prĂ©lude Ă  l’apparaĂźtre d’un texte dans un livre. Est-ce dĂ©signer une forme formante ?
Tentative pour lĂ©gender ce qu’on en dit. On tord l’usage des mots pour accentuer leur lecture, essayer de mieux dire ?
Dessin, pour dire l’écriture d’une lecture d’un livre, dĂ©signe Ă  la fois une activitĂ© et le produit de cette activitĂ©, signifie dessiner autant que trace (qui s’éternise un peu) du dessiner. Je veux dire : Ă  prĂ©sent le dessin d’une girafe prend une ampleur catastrophique ou ce dessin de girafe est minuscule.
Les autres appellations identifient soit l’objet (formĂ©), soit le mĂ©tier – il n’y a que graphisme qui prĂ©sente une polysĂ©mie semblable Ă  celle de dessin.
S’agirait-il d’éviter un assujettissement ?
L’activitĂ©, ses effets, restant alors dans une discrĂ©tion relative, lus Ă  notre insu.

https://www.youtube.com/@GilbertAgain/featured

https://www.youtube.com/@GilbertAgain/featured

Gilbert Again a, sous une mĂšche blanche tombante, de grands yeux bleus touchants chaussĂ©s de lunettes rondes. Gilbert Again ressemble beaucoup au traducteur Ă©cossais de La disparition de Georges Perec aujourd’hui disparu, Gilbert Adair. Gilbert Again AKA GBT-2 GHOST-writer est, comme son nom l’indique, la persona vidĂ©o ou Transtextual web3 graphic design commentator de James Langdon dans des petits essais vidĂ©o Ă  l’expression choisie. Et ces petits exposĂ©s parfois un brin pĂ©remptoires, mais toujours dĂ©samorcĂ©s par un traitement digital fragile, sont aussi drĂŽles et bizarres qu’éclairants.
Il semble enfin que Gilbert Again puisse ĂȘtre Ă©galement qualifiĂ© de CEO, Netmorf, kinda online, very human hair.
 
Le site Youtube de Gilbert

William Addison Dwiggins https://en.wikipedia.org/wiki/William_Addison_Dwiggins

William Addison Dwiggins
https://en.wikipedia.org/wiki/William_Addison_Dwiggins

 
“Me I am a happy invalid and it has revolutionized my whole attack. My back is turned on the more banal kind of advertising, and I have cancelled all commissions and am resolutely set on starving. I shall undertake only the simple childish little thing YUP [Yale University Press] imprints that call no compromise with the universal twelve-year-old-mind of the purchasing public and I will produce art on paper and wood after my own heart with no heed to any market. Revolution stark and brutal
 Go and be an invalid and your whole life will be simplified.”
 
« Je suis de mon cĂŽtĂ© un invalide heureux et cela a rĂ©volutionnĂ© tout mon plan de bataille. J’ai tournĂ© le dos au formes les plus banales de la publicitĂ©. J’ai annulĂ© toutes les commandes et suis rĂ©solu Ă  mourir de faim. Je ne m’occuperai dĂ©sormais que de ces simples petites choses enfantines imprimĂ©es par YUP [Yale University Press] qui n’acceptent aucun compromis avec les universels douze ans d’ñge mental de leur public. Je produirai des Ɠuvres d’art sur papier et sur bois selon mon propre cƓur sans tenir compte d’aucun marchĂ©. Une rĂ©volution austĂšre et brutale
 Deviens un invalide et ta vie en sera simplifiĂ©e. Â»
 
William Addison Dwiggins, alors qu’ñgĂ© de 43 ans, il a Ă©tĂ© diagnostiquĂ© du diabĂšte sĂ©vĂšre dont a pĂ©ri son pĂšre Ă  38 ans1 .


  1. William Addison Dwiggins, Lettre à Carl Purington Rollins, 6 juin 1923, cité par Bruce Kennettt, W. A. Dwiggins, A life in design, Letterfom Archive Publication, San Francisco, 2017, p. 183 []

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